Une intervention chirurgicale : c'est risqué ?

Se faire opérer n'est jamais facile mais parfois nécessaire, le plus souvent du fait que les traitements médicaux ne sont pas efficaces.
C'est encore plus difficile lorsque l'on a subi un échec d'une intervention précédente avec parfois des douleurs majorées .
Il est donc important d'évaluer avec le chirurgien et l'anesthésiste la balance bénéfices-risques. Parfois , la chirurgie n'apporte pas de solution miracle et le recours au Centre de la douleur peut être justifié: on traite la conséquence mais pas la cause .
Même lorsqu'il existe un problème mécanique évident et que la chirurgie semble la bonne solution , il faut aussi tenir compte du terrain et de l'état psychologique : le diabète , l'artérite , les problèmes cardio-vasculaires, le tabagisme , les antécédents d'infection , certaines allergies,... font courir un risque parfois non négligeable . Une intervention réalisée dans un contexte  de décès d'un proche , de licenciement , de divorce ,..peut se compliquer d'une algodystrophie : le pied devient anormalement douloureux , gonflé , violacé surtout le soir et transpire anormalement. Cette complication peut durer de 6 mois à plusieurs années alors que tout allait bien au début et que la radiographie était bonne . Le score HAD aide à évaluer ce risque en pré-opératoire.
Pour limiter les effets de ces facteurs de risque , il est essentiel d'en parler avant l'intervention.
On ne soigne pas une anomalie mais une personne qui a une anomalie. En chirurgie règlée , chaque patient doit se poser la question :"quel est le but de mon intervention ?" et suis-je prêt pour cela. 


Afin de vous rassurer et de vous aider dans votre période post-opératoire , vous trouverez des documents concis que vous pouvez télécharger:



Si vous avez des remarques ou suggestions, vous pouvez le faire  lors de la consultation.

Dernière actualisation le 15/03/2013

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